Geisha, de Arthur Golden

 Date : 2006

Edition : Livre de Poche

Nombres de pages : 604 p

 

Geisha, de Arthur Golden  dans Litterature americaine 9782709628204 Quatrième de couverture

« A neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayurie est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaire yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.»


Commentaire

Ce roman, écrit à la première personne, m’a fait vite oublier que j’avais affaire à un récit crée de toute pièce par Arthur Golden, que Sayuri, l’héroïne de l’histoire, n’était donc que pure invention. Je me suis laissée transporter par le foisonnement de détails concernant tous les pans de la vie des geishas, ces véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.

Le parcours de Sayuri m’est apparu comme un parcours initiatique assez classique: de la petite fille vendue par son père, elle devient l’une des plus grandes geishas après avoir évincé Hatsumomo (une geisha sublime qui voit d’un mauvais oeil, l’arrivée de Sayuri) et s’être fait remarqué par des personnes influentes.

J’ai également apprécié les nombreuses comparaisons et métaphores insérées par l’auteur, qui donnent à voir la sensibilité et la connivence que les Japonais ont avec la nature. Elles permettent de percevoir la réalité autrement, ce qui m’a fait penser aux haïkus, poèmes japonais qui évoquent la nature. Voici un haïku d’une des figures majeures de la poésie classique japonaise, Basho.

Réveille-toi, réveille-toi

Et deviens mon compagnon

Papillon qui dort

Un extrait

« Depuis que j’avais quitté Yoroido, je n’avais cessé de m’inquiéter de l’avenir, comme si chaque tour de roue du destin allait mettre un nouvel obstacle devant moi. Cependant, c’était ce combat quotidien, ces soucis, qui avait donné une telle consistance à ma vie. Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière. »

D’autres avis d’internautes sur…

Mon coin lecture

Majanissa



Laisser un commentaire

faffoo |
little voice |
Bouillon de culture |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sud
| éditer livre, agent littéra...
| levadetaava